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Le harcèlement en ligne réduit au silence les filles en ligne, les poussant à quitter Facebook, Instagram et Twitter

Six filles sur dix interrogées au Canada ont été victimes d’abus et de harcèlement en ligne, selon une étude de Plan International Canada.

Toronto (Ontario), le 5 octobre 2020 – Aujourd’hui, l’organisation internationale de défense des droits de l’enfant Plan International Canada a publié les résultats d’une enquête mondiale menée auprès de 14 000 filles âgées de 15 à 25 ans dans 22 pays, dont le Canada, qui montrent que plus de la moitié (58 %) ont été victimes d’abus ou de harcèlement en ligne. Au Canada, les chiffres sont encore plus élevés : 62 %.

Le rapport, intitulé Free to be online? Girls’ and young women’s experiences of online harassment (Libres d’être en ligne : comment les filles et les jeunes femmes subissent du harcèlement en ligne), montre l’importance des réseaux sociaux dans la vie des jeunes et comment l’abus en ligne prive les filles de leur autonomie en les excluant d’un espace largement utilisé pour le militantisme, le divertissement, l’apprentissage, et pour rester en contact avec leurs amis et leur famille.

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« Compte tenu de l’importance vitale d’Internet pendant la pandémie actuelle, en particulier du fait que de plus en plus de filles ont accès à Internet dans le monde, il est évident qu’il faudrait faire davantage pour autonomiser les filles et sécuriser les espaces en ligne », a déclaré Lindsay Glassco, présidente-directrice générale de Plan International Canada. « Les filles ont le droit de s’exprimer et de prendre part à la vie publique. Ces plateformes existent pour que leurs voix soient entendues, et non réduites au silence. Le harcèlement en ligne a des effets dévastateurs sur la capacité des filles à participer à des discussions importantes et sur leur confiance en elles pour partager leurs points de vue et leurs idées sur les plateformes de réseaux sociaux, et il crée une atmosphère de crainte et d’anxiété qui peut conduire à l’automutilation ».

L’étude de Plan International Canada, la plus vaste du genre, a révélé que les filles qui utilisent les réseaux sociaux, dans les pays à revenu élevé comme dans les pays à faible revenu, sont régulièrement victimes de messages explicites, de photos pornographiques, de traque en ligne et d’autres formes d’abus inquiétants. Les outils de signalement actuels proposés par les plateformes de réseaux sociaux ne font pas assez pour prévenir le harcèlement et les abus en ligne.

« Les entreprises de réseaux sociaux doivent s’engager à faire davantage pour protéger les filles contre les abus en ligne afin de leur garantir un accès égal à ces précieuses plateformes », a affirmé Raman Saini, jeune ambassadeur de Plan International Canada. « Il reste encore beaucoup à faire pour éliminer complètement les abus en ligne. »

Pour éviter le harcèlement en ligne, 19 % des filles interrogées au Canada ont déclaré qu’elles cesseraient de publier des contenus qui expriment leur opinion. 8 % ont déclaré qu’elles quitteraient la plateforme sur laquelle elles ont été victimes de harcèlement. Près de la moitié des filles et des jeunes femmes interrogées (48 %) choisiraient d’ignorer le harcèlement, tandis que 37 % choisiraient de signaler/bloquer le harceleur ou d’augmenter leur niveau de protection de la vie privée. Si les plateformes de réseaux sociaux offrent certaines solutions techniques, notamment des mécanismes de signalement et d’escalade, et surveillent les contenus sur leurs plateformes, des modifications substantielles doivent être mises en œuvre pour mieux protéger les filles.

Plan International Canada appelle les plateformes de réseaux sociaux à prendre des mesures pour mettre fin au harcèlement en ligne, notamment en créant des mécanismes de signalement plus efficaces et plus accessibles, et en renforçant les moyens de surveillance afin d’identifier et de réagir à la cyberintimidation et au harcèlement en ligne. Plus important encore, Plan International Canada encourage ces plateformes à travailler avec les filles et les femmes pour créer des politiques et des solutions techniques à la violence en ligne. Plus de la moitié des filles interrogées au Canada pensent que les entreprises de réseaux sociaux devraient faire davantage pour lutter contre ces problèmes sur leurs plateformes. Des filles du monde entier ont écrit une lettre ouverte à Facebook, Instagram, TikTok et Twitter, leur demandant de créer des outils plus efficaces pour signaler les abus et le harcèlement. Les personnes qui soutiennent cet appel à l’action au Canada sont invitées à lire et à signer cette lettre, qui exhortera les géants des réseaux sociaux à apporter des changements significatifs et à rendre les espaces en ligne plus sûrs pour tous.

Joignez-vous aux conversations de Plan international Canada sur la Journée internationale de la fille :

Mot-clics : #JournéedelaFille| #LibresDêtreEnligne
Twitter : @PlanCanada | Facebook : @PlanCanada | Instagram : @PlanCanada

Autres conclusions du Canada

  • Au Canada, 1 002 filles et jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans ont répondu à l’enquête.
  • Environ trois filles et jeunes femmes sur cinq sont victimes de harcèlement en ligne fréquemment (25 %) ou très fréquemment (35 %).
  • Les types de harcèlement auxquels la plupart des filles sont confrontées au Canada sont le langage abusif et insultant (72 %), la mise dans l’embarras délibérée (64 %), la honte du corps (61 %), le harcèlement sexuel (55 %) et le harcèlement criminel (51 %).
  • Dans l’ensemble, 72 % d’entre elles ont déclaré avoir subi des effets négatifs du fait d’avoir été harcelées sur les plateformes de réseaux sociaux. Les effets négatifs les plus courants du harcèlement en ligne sont une baisse de l’estime de soi ou une perte de confiance et un stress mental ou émotionnel, suivis par des problèmes à l’école.

Autres conclusions internationales

  • 50 % des filles ont déclaré qu’elles étaient davantage confrontées au harcèlement en ligne qu’au harcèlement dans la rue.
  • Les filles indiquent que le harcèlement sur les réseaux sociaux est à son maximum entre 14 et 16 ans, le harcèlement en ligne commençant pour les filles dès l’âge de huit ans.
  • Parmi les filles qui ont été harcelées, 37 % de celles qui se sont identifiées comme membres d’une minorité ethnique ont déclaré avoir été harcelées en raison de leur appartenance ethnique ou raciale.
  • 56 % des filles qui se sont identifiées comme membres du groupe GLBTTQ et qui ont été victimes de harcèlement ont déclaré qu’elles étaient harcelées en raison de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle.

À PROPOS DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FILLE

En 2009, Plan International Canada a mené une vaste campagne de deux ans qui a impliqué des milliers de Canadiens dans un appel pour une Journée internationale de la fille dans le cadre du programme « Because I am a Girl», une initiative mondiale visant à mettre fin à l’inégalité entre les sexes et à reconnaître les droits des filles comme des droits humains. En décembre 2011, avec le soutien unanime de tous les partis, le gouvernement canadien a amené les Nations unies à déclarer officiellement le 11 octobre comme Journée internationale de la fille.

À PROPOS DE PLAN INTERNATIONAL CANADA

Plan International Canada est membre d’une organisation mondiale vouée à la promotion des droits de l’enfant et de l’égalité des filles. Depuis plus de 80 ans, nous établissons de solides partenariats au bénéfice des enfants, et nous sommes maintenant présents dans plus de 70 pays.

Visitez plancanada.ca pour plus d’informations, et suivez @PlanCanada sur les réseaux sociaux pour vous joindre à la conversation.

Demandes de renseignements des médias :

Mahmoud Shabeeb,
Gestionnaire Principal des Médias et Relations Publiques, Plan International Canada,
Mshabeeb@plancanada.ca | 647-674-2456 | Skype: Mahmoud.Shabeeb_1

Jessica Weingarten
Gestionnaire Principal des Relations Publiques, Plan International Canada – Paradigm Public Relations
jweingarten@paradigmpr.ca | 416-413-5111