#Libredetreenligne

Signez la lettre ouverte aujourd'hui!

UNE LETTRE OUVERTE AUX ENTREPRISES DE MÉDIAS SOCIAUX

Chers Instagram, Facebook, TikTok et Twitter,

Nous représentons les 14 000 filles de 22 pays qui ont parlé à Plan International au sujet des abus en ligne. Nous vous demandons urgemment de travailler avec nous pour mettre fin au harcèlement en ligne qui se produit sur vos plateformes.

Nous adorons vos plateformes : elles font partie intégrante de notre quotidien. Nous les utilisons non seulement pour communiquer avec nos amis, mais aussi pour créer et mener le changement. Or, nous n’y sommes pas en sécurité. Nous y sommes victimes de harcèlement et d’abus. Tous. Les. Jours.

Nous y sommes victimes de menaces physiques, d’injures racistes, de harcèlement sexuel et de propos humiliants sur notre physique. La violence en ligne est grave. Elle entraine des dommages réels et nous réduit au silence.

Cette pandémie mondiale ayant déplacé nos vies en ligne, nous courons plus de risques que jamais.

Saviez-vous que pour 50% d’entre nous, le harcèlement en ligne dont nous faisons l’objet est pire que celui que nous subissons dans la rue ? Et qu’en conséquence de ce harcèlement en ligne, 42% d’entre nous perdons confiance et estime de soi ?

La violence en ligne façonne notre identité tout en la critiquant parmi les filles harcelées, 37% issues d’une minorité ethnique disent l’avoir été en raison de leur appartenance ethnique ou de leur race. Et 56% des filles s’identifiant LGBTIQ+ qui sont victimes de harcèlement disent l’être en raison de leur identité sexuelle.

On nous dit « si tu n’es pas capable de faire face au harcèlement, tu ne devrais pas être sur les réseaux sociaux ». C’est absurde. Nous ne devrions pas avoir à gérer cela et à nous rabaisser à un système injuste. Le monde doit arrêter de normaliser la violence en ligne.

Nous savons que beaucoup d’entre vous prenez des mesures pour rendre vos plateformes plus sûres : c’est super, merci à vous !

Mais aujourd’hui, ça ne suffit pas.

Les filles, dans toute notre diversité, doivent savoir que quand nous faisons l’objet d’abus et de menaces en ligne, nous pouvons vous le signaler et que vous prendrez des mesures.

Notre solution concrète ? Soyez nos alliés ! Parlez-nous ! Écoutez nos expériences ! Travaillez avec nous pour créer des mécanismes de signalement de violence plus efficaces qui répondent aux besoins des filles et tiennent les auteurs responsables.

Le moment est venu d’agir pour que les filles soient #LibresDEtreEnLigne.

Nous attendons votre appel...

Veuillez agréer nos sincères salutations.

Zahra, 17 ans, de la Finlande,
Madjidath, 20 ans, du Bénin,
Yande, 16 ans, de la Zambie,
Neha, 18 ans, du Népal,
Deisy, 18 ans, de la Colombie,
Sessi, 22 ans, du Bénin

Sign the letter