Séisme au Népal : trois femmes qui changent les choses – grâce à vous!

Le 25 avril a marqué l’anniversaire du premier de deux séismes majeurs qui ont dévasté le pays déjà appauvri du Népal. Les immeubles se sont effondrés, les routes ont été détruites et des milliers de vies ont été perdues.

Dans la foulée des séismes, trois millions de personnes se sont retrouvées sans abri et selon l’Organisation mondiale de la Santé, les femmes et les enfants ont été les plus durement touchés par la catastrophe à cause de la discrimination sexuelle, de conditions de vie difficiles, d’une nourriture non sécuritaire et de piètres conditions d’hygiène.

Les secours d’urgence de Plan International au Népal au cours des 12 derniers mois ont aidé plus de 287 000 personnes – dont 117 000 enfants – à avoir accès à de la nourriture, de l’eau, un abri et des soins de santé. De plus, nous aidons à changer les perceptions traditionnelles des filles et des femmes dans les communautés rurales du Népal en offrant aux femmes de nouvelles compétences et des moyens pour gagner un revenu pour leur famille.

Shrijana, 21 ans – le soutien de famille

Une femme tient une scie

Une femme tient une scie

Après avoir perdu sa mère à un jeune âge et son frère l’année dernière, Shrijana a été forcée d’assumer le rôle de mère et de soutien financier de la famille – un rôle qui lui a imposé encore plus d’obligations depuis que la maison de sa famille fut sérieusement endommagée par le séisme.

Ayant besoin d’un revenu additionnel, Shrijana est devenue la plus jeune personne et l’une des rares femmes dans sa communauté à s’inscrire au programme de formation en maçonnerie de Plan International – un programme de secours qui permet à des gens d’acquérir de nouvelles compétences tout en aidant à rebâtir des maisons, des écoles et des immeubles à l’aide de techniques de construction résistant aux séismes.

À l’heure actuelle, Shrijana construit une maison temporaire pour un couple d’aînés qui a tout perdu, et elle insiste sur le fait que les taquineries des hommes de son équipe ne la découragent pas ni ne la démoralisent. Elle espère rebâtir un jour la maison de sa famille en entier.

« Je suis beaucoup plus confiante parce que je sais que je peux accomplir de bonnes choses en tant que femme. Même si je dois surmonter des obstacles, la formation en maçonnerie m’a donné le sentiment d’être une meilleure personne », explique-t-elle.

Devaki, 23 ans – un modèle dans sa communauté

Une femme rit avec sa fille

Une femme rit avec sa fille

Devaki n’a réussi à sauver que quelques pièces de vêtements pour sa fille avant que sa maison ne soit réduite en pierres par le premier séisme.

Son mari vivant à l’étranger, Devaki disposait de très peu d’appui et avait une jeune fille à nourrir. Elle s’est donc inscrite au programme ‘argent contre travail’ de Plan International, un programme d’aide à court terme qui a permis jusqu’à maintenant à 7 800 survivants du séisme d’avoir accès au programme de transferts d’argent et à des possibilités d’emploi pour aider à rebâtir leurs communautés.

À l’aide du programme ‘argent contre travail’, Devaki est devenue la première femme chef de programme dans sa communauté, ayant la responsabilité d’une équipe de 25 personnes. Elle dit qu’il s’agissait de la première fois qu’elle travaillait avec des hommes et des femmes et de la première fois à gagner un revenu égal à celui d’un homme.

Davaki a acheté les nécessités de base avec l’argent gagné comme des tasses et des assiettes pour sa demeure temporaire, mais elle entend économiser la majorité de ses gains pour financer l’éducation de sa fille.

« Je vais investir le reste dans l’éducation de mon enfant », dit-elle. « Avant, le concept d’égalité entre les hommes et les femmes n’existait pas, mais ce programme nous a placés sur un pied d’égalité. »

Sita, 33 ans – une mère monoparentale forte

Deux femmes et un enfant à l’extérieur de la maison

Deux femmes et un enfant à l’extérieur de la maison

Sans maison, sans mari ni famille étendue, Sita peinait à subvenir aux besoins de ses deux garçons de 12 et 14 ans.

Vendre des chèvres et du millet constituait la source principale de revenus de Sita, mais avec le Programme ‘argent contre travail’ de Plan, elle a pu gagner des revenus additionnels.

« J’ai acheté des vêtements à mes garçons avec l’argent que j’ai gagné et j’ai épargné le reste pour leur éducation. L’éducation de mes deux fils est une priorité. Je n’ai pas fait des études, donc si mes fils peuvent étudier jusqu’à la 12e année, ils pourront subvenir à mes besoins », explique Sita.

Devaki est sa superviseure et les deux femmes se sont liées d’amitié. Sita dit préférer avoir une femme pour patronne parce que cela ouvre le chemin à d’autres femmes, et aussi parce qu’il y a un respect mutuel qui n’est pas toujours présent avec les hommes patrons dans sa communauté.

Bâtir un avenir plus prometteur

Depuis 2015, Plan International a formé 479 maçons et charpentiers, tout en offrant un soutien à plus de 11 000 ménages pour bâtir des maisons temporaires ou semi-permanentes.

Au cours des deux prochaines années, près de 325 000 personnes bénéficieront de l’aide et des projets financés par Plan International au Népal – tout cela serait impossible sans des bienfaiteurs comme vous! Grâce à votre soutien, nous continuerons d’aider les gens au Népal à bâtir les fondations d’un avenir solide et prospère.